Wil au pied des Monts - 8 mars 2015

   

 Trail au pied des Mont, 8 mars 2015, Le Cloître St Thegonnec 

  

                     Le trail du cloître St Thegonnec qui fait partie du challenge Armorik-Trail nous attendait sous des conditions idéales (peu de vent, du soleil, parfois un peu voilé et une température parfaite pour courir).

           Le parcours était très exigeant, avec de très nombreuses bosses, quelques murs, des passages boueux à souhait qui alternaient avec des passages d'eau glacée.

Après être arrivés largement à l'heure pour les dossards, PY LG, Arnaud, Manu, Anne (sur le 13) et moi allions tranquillement nous préparer à la voiture, entourés par les loups ou du moins leur statue. Nous croisons Denis, et en revenant, Béné (sur le 13 et son copain Nicolas ainsi que Lena (sur le 13). Je croise un copain régulier, Didier (sur le 26,5), des Humblezh.
Alors que je mets tranquillement un coupe vent dans la salle commune, en ressortant, je vois que le départ, heureusement tout proche est déjà donné car tout le monde s'élance alors que je suis parmi les spectateurs ! Je pars donc bon dernier mais pas tout seul car, à part Régis, les 4 autres goélos du 26,5, à savoir Denis, PY, Arnaud, manu et moi nous nous retrouvons tous en queue de course, n'ayant pas entendu le départ également. Honte à nous, tout le monde s'est fait surprendre !

Le parcours se décomposait en deux parties :

           Jusqu'au 15ème kilomètre : Une première partie bosselée sur quelques kilomètres avec quelques passages boueux en sous-bois dès le début (un coureur a perdu sa chaussure et l'a cherché avec ses copains pendant un bon moment) et des passages d'eau dont certains assez longs car on empruntait le lit des ruisseaux.
Je m'élance derrière PY, les autres sont en train de remonter rapidement tous les coureurs. Arnaud est déjà loin, suivi de près par Denis et ensuite Manu.
Je tiens PY sur 5 km en zigzagant entre les coureurs qui essayent de passer sur les côtés pour éviter la boue (je ne leur en veux pas trop, vu qu'un gars a perdu sa chaussure dans la première mare de boue et doit la chercher encore en plongeant bien les mains dedans avec ses copains). Ensuite je lâche un peu du lest car je sais qu'il va falloir de l'énergie pour aller jusqu'au bout. Je prends un petit gel à ce moment là vers les 45'. Plus tard, dans un terrain de vache assez boueux je tombe sur le côté sans gravité mais du coup bien sali de haut en bas. Le trail c'est comme Ghostbuster, il ne faut jamais croiser les rayons (les jambes).
           Dès le 5ème kilomètre, on entame une montée irrégulière en secteur découvert avec principalement des champs et ensuite quelques sous-bois. On monte jusqu'au plateau où domine le loup (mi-statue- mi-arbre) en passant par une forêt de pin très sombre. Un ravito nous attend au 8ème pour souffler. Nous avons eu droit à une vue superbe sur les environs arrivés en haut.
Ce passage dans la forêt sombre, où on pouvait penser que nous attendent les Korrigans, suivi de cette arrivée tout en haut sont assez grisants. C'est très desséché autour de l'inquiétant loup qui domine. Ses compères doivent attendre la nuit pour attraper les retardataires ! Par contre cette grand montée jusqu'au 12ème ne nous a pas laissé intacte les jambes et ce passage sur le plateau reste assez difficile pour les appuis car très caillouteux.
           Ensuite nous entamons une descente rapide sur quelques kilomètres dont un passage sur une passerelle en bois qui emprunte plusieurs centaines de mètres et nous fait surplomber une sorte de creux impraticable.

           La deuxième partie allait s'avérer bien plus difficile et il fallait en avoir conservé sous le pied :
Un ravito nous attendait après la descente vers le 15ème et à partir de là, 2 km plus loin, de véritables difficultés attendaient les coureurs : quelques murs dont un avec corde vers le 18ème. Chaque mur était suivi de longue descente dont certaines dans des ribines superbes. Des passages d'eaux et de boues à n'en plus finir.
           A partir de là, vers le 17, je suis relativement seul, personne devant ou derrière. A part une fille qui me double dans une descente et qui me dira à l'arrivée qu'elle est tombée en panne d'eau. Je prends mon deuxième et dernier gel à ce moment là car je sens un coup de mou venir (environ 2h30 - 3h de course je ne sais plus. Heureusement le parcours est très bien fléché car j'ai l'habitude de me perdre sur des terrains pareils avec l'inattention due à la fatigue.
Au passage on croise : un éléphant violet taille 1/4 et une grenouille verte taille XXL avant de longer un lac et de se retrouver dans les ruines de l'abbaye du Rec (ou Relec je ne sais plus).

           Pour finir, il y avait un dernier ravito vers le 22 km qui était à la suite du passage le long de la rivière et qui précédait un retour en espace découvert en descente puis un dernier mur dans un champ à quelques 200 m de l'arrivée.

           Je me sens bien dans cette deuxième partie car je marche moins en montée et commence à en attaquer certaines en petites foulées. Vers la fin, après un passage d'eau bien glacé qui laisse des poteaux à la place des jambes, je remonte un gars des lutins du Cranou puis 3 gars des Humblezh très sympa qui me laissent passer. En secteur découvert, 2 km avant la fin, j'arrive également à doubler 2 autres gars. C'est très motivant et je lance mes dernières forces dans la bataille.

           Le dernier mur dans le champ est trop cassant, je marche de nouveau mais ce n'est pas grave, l'arrivée est déjà là (ainsi que tous les autres du 26,5, dont Régis, ainsi que Anne qui a fait le 13, et qui sont là pour m'encourager et ça me donne des ailes pour finir. 3h20 environ, c'est super).

           L'organisation était au top, les bénévoles avaient toujours un petit mot pour les coureurs et les ravitos étaient bien fournis. A l'arrivée, il y avait une montagne de crêpes à déguster et 2 soupes différentes.

           C'était un trail magnifique car toutes les portions étaient très variées et en même temps il était très difficile du fait de nombreuses difficultés qui ne laissaient aucun répit aux coureurs.

           A refaire sans faute l'an prochain, c'est indispensable...

 

Vous devez être connecté pour poster un commentaire