Régis sur les sentiers du phare

Ca y est, 1 an de course à pied !

 

Porte Ouest de la côte des Légendes et porte Est du Pays des Abers, la commune de Plouguerneau offre des paysages jolis et variés comme la rive droite de l'Aber Wrac'h au Sud, et une facade maritime à l'Ouest et au Nord qui a la particularité d'héberger sur une petite île le phare le plus haut d'Europe et plus haut phare en pierre de taille au monde, le phare de l'île Vierge (http://fr.wikipedia.org/wiki/Phare_de_l'%C3%8Ele_Vierge). Pour les coureurs autochtones du jogging club de Plouguerneau, Il n'en fallait pas plus pour proposer une course intitulée "Les sentiers du Phare", qui a lieu tous les ans fin juillet depuis 2006. C'est une course nature qui voit se mélanger les mordus de course à pied et coureurs occasionnels, les vacanciers comme les locaux. Bien que le parcours puisse ne pas convenir aux puristes de chaque bord (C'est à dire trop de bitume et pas assez de dénivelé pour les traileurs. Et pour les avaleurs de goudron, trop de revêtements différents et trop de sentier cotier), il a le mérite d'être facile, et en pleine période estivale, il favorise la pratique de la course à pied d'un maximum de monde dans un cadre agréable. Et en plus le soleil était au rendez-vous pour cette édition 2012 qui s'inscrivait dans une fête plus globale pour les 110 ans du phare de l'Ile Vierge.     

 

L'édition 2011 des sentiers du phare (je ne faisais pas encore de compte-rendus) fût ma première course. Je souhaitais la refaire cette année, pour les raisons évoquées plus haut mais aussi, et inévitablement, pour améliorer mon temps de l'année dernière. J'arrivais sur site à Lilia, un quart d'heure ~ vingt minutes avant le départ prévu à 10h, un peu à l'arrache pour aller chercher le dossard. A l'entrée de la maison des associations, je retrouvais des Goélopeurs : Arnaud, Mickaël, Seb et Wilfrid, qui patientèrent 2 minutes le temps que je récupère mon dossard et  récupérant en même temps la sacoche offerte à tous les participants. Je me retrouvais finalement plus embêté avec, à moins d'un quart d'heure du départ. Heureusement, je pouvais la déposer dans la voiture de Seb, la mienne étant garée à Pétaouchnok. Ceci fait, je fis trois tours d'échauffement accompagné d'Arnaud avant de me positionner avec les autres dans la zone de départ. Nous y retrouvâmes une Goélopeuse, Pauline, ce qui nous faisait un total de 6 Goélopeurs sur la course. Je retrouvais aussi une connaissance qui participait à la course, Benoit (pas un de nos Goélopeurs). Le départ était proche et nous discutions de la meilleure façon d'aborder la course. 

 

La clé était de réussir à se mettre en rythme avant d'aborder le sentier cotier où les dépassements ne sont pas facilement réalisables. En effet un rythme trop lent et il y avait de quoi rester scotché par endroits sans pouvoir doubler, où pire, un rythme trop rapide, et il y avait de quoi se mettre dans le rouge, tout en agaçant des coureurs plus rapides derrière. Aïe, je n'avais pas pris ma montre et j'allais devoir courir à la sensation comme je l'avais fait durant la course "An Henchou Treuz bihan" à Plourin les Morlaix. Je n'avais rien entendu concernant le départ quand soudain je vis l'ensemble des coureurs devant moi commencer à courir, je faisais de même en suivant le troupeau. Ca partait tranquillement, trop tranquillement même, et le peloton était compact. Je devais slalomer afin de trouver un peu d'espace pour me mettre à mon rythme, mais quel rythme prendre sans référence, ni montre, ni coureur connu à proximité ? Lors de la course "An Henchou Treuz", j'étais parti à fond, ici j'adoptais une allure qui me permettait encore de faire la causette. Après un passage dans Lilia, nous nous dirigions vers l'Est en passant par le lieu-dit Lostrouc'h qui me faisait bien sûr penser à l'autruche (serait-ce à cause du sable alentour ? Et comment devait-on prononcer, lostrouche ou lostrour ?). Je décidais en tout cas de ne pas trop faire l'autruche et accélérait un peu avant d'arriver sur la première portion de sentier cotier plutôt sableux dans l'anse de Kerjégu. Le sentier devenait plus meuble au fur et à mesure avant finalement de reprendre du bitume au fond de l'anse.

 

C'était parti pour une traversée directe jusqu'à l'anse de Porz Guen puis la plage de la Grève Blanche. Toujours vers l'Est, nous longions la plage, avant de revenir un peu en retrait de la dune pour ne pas trop abimer cette dernière. C'était aussi l'heure du premier ravitaillement, je prenais un verre d'eau et un quartier d'orange. Le parcours qui était ensuite un peu plus terrien et bitumeux nous amenait jusqu'à l'Est de la pointe de Penenes en passant par son milieu. Nous passions notamment à côté du site d'Iliz-Koz, une vieille église qui fut ensevelie sous le sable au Moyen Âge et retrouvée au 20ème siècle (non, ce n'est pas un blague : http://www.iliz-koz.fr), puis devant la chapelle St-Michel. Nous passions aussi à côté du hameau de Trolouc'h (Mouarf !! C'est trop louche ou bien c'est trop lourd ... A porter comme nom ! Entre Lostrouc'h et Trolouc'h, les touristes en vacances ici doivent bien rigoler, à moins que ça ne soient les locaux "(Vacancier V) - Bonjour, c'est où Porze Gaine, s'il vous plait ?", "(Autochtone A) - Sur la pointe entre Lostrour et Trolour", "(V) - Ah ?! On me l'a déjà dit mais je n'arrive pas à trouver ces noms sur la carte que l'on m'a pourtant donnée à l'office du tourisme !", "(A) - Bon hé bien c'est juste à côté de Porze Grache si vous préférez..."). 

 

En tout cas, la vue en descendant le long de Trolouc'h était superbe, depuis la petite anse du Koréjou jusqu'à plus loin la grève du Vougot, et encore plus loin en arrière plan il était possible d'apercevoir l'antenne du centre de transmissions de Kerlouan (juste comme ça, ce n'est pas pour la télé, mais un élément de la dissuasion nucléaire française). Il était temps de faire demi-tour, par le sentier cotier cette fois-ci, en faisant le tour de la pointe Penenes. Cap à l'Ouest donc pour le retour avec en visu le phare de l'Ile Vierge, que l'on voyait un peu au début du parcours mais pas ensuite avant d'entamer le retour. Le retour nous ramenait sur la dune de la Grève Blanche et offrait en même temps le second ravitaillement. Nous devions ensuite continuer dans l'anse de Porz Guen pour aller faire le tour de la pointe de Porz Grac'h et bénéficier d'une jolie vue sur le phare de l'Ile Vierge. Je me sentais bien, j'avançais à peu près sans forcer et je constatais avec joie une grosse amélioration après un an de course à pied, grâce à cette course étalon. L'année dernière, j'étais à l'agonie au même endroit et certainement dans un temps moins bon, je n'avais même pas besoin de ma montre pour le savoir. Nous prîmes ensuite la direction de Kelerdut, endroit où se trouve le siège d'une marque locale de vêtements (Hoalen) qui a le même âge que la course et dont l'insigne n'est pas sans rappeler le chanvre (pauvres jeunes ... Et en plus ils racontent aux vieux qu'il s'agit du thalle d'une laminaire dont le stipe n'est pas représenté par manque de place, mais bien sûr). C'est à cet endroit que se trouvait également le troisième et dernier ravitaillement avant de parcourir les cinq derniers kilomètres. Bien que n'en ressentant pas le besoin, je buvais deux verres d'eau et mangeais 2 quartiers d'orange en prenant mon temps à ce dernier ravitaillement. Il n'y avait plus qu'à faire le tour de l'anse de Kerjégu pour revenir à Lostrouc'h et à Lilia. 

 

J'accélérais dans ces derniers kilomètres mais sans parvenir à revenir sur les concurrents avec qui j'étais avant le dernier ravitaillement. En arrivant dans le champ, j'étais encouragé par les Goélopeurs déjà arrivés Seb, Arnaud et Mickael. Bien sûr, je ne pouvais m'empêcher de faire l'andouille et de faire les cent derniers mètres en petit sprint. A l'arrivée, je revis Benoit qui m'annoncait que j'avais du arriver en 1h14', lui était arrivé en 1h4'. J'allais ensuite retrouver les Goélopeurs pour encourager nos deux Goélos encore en course, Wilfrid et Pauline. Après la course et une fois tout le monde arrivé, je ne restais finalement pas trainer comme à mon habitude et rentrais pour aller plonger l'après-midi. Le lendemain de la course, j'étais content en regardant les résultats, j'avais mis 1h14'23s contre 1h17'55s l'année dernière, soit un gain de 3'32s. Qui plus est, je m'étais arraché l'année dernière et arrêté moins longtemps aux ravitaillements, alors que j'étais très facile cette année. A voir l'année prochaine, si je reste assidû aux entrainements, peut-être que je pourrai mettre encore 3' de moins et viser un 1h11' (ou même descendre sous 1h10', hou ça c'est un bon objectif ça !) sur cette course. J'ai hâte de voir ce que ça va donner sur les autres courses déjà effectuées l'année dernière.

 

 

 

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