Régis entre terre et mer - 1er mars 2015

           

Entre Terre et Mer, 1er mars 2015, Le Relecq-Kerhuon

  

           Jouant à domicile, je ne pouvais pas louper la course des Koala en ce dimanche 1er mars. Inscrit sur le 5km et le 12km, mon objectif était de faire un peu de vitesse avant le trail Au Pied des Monts du week-end prochain. Ça s’est globalement bien passé, même si l’effort du 5km s’est rappelé à mes jambes sur le 12km.

 

           Le 5km donc. Bien que pas très loin de l’Astrolabe, c’est bien en retard que je suis arrivé à la salle pour prendre mon dossard, à 5min du départ. C’est souvent comme ça quand on est trop proche, on croit avoir le temps, on reste un peu plus longtemps au lit, et on finit par être vraiment à la bourre. Pas grave, j’étais plus ou moins échauffé étant venu à toute berzingue en vélo. Je récupérais donc mon dossard, la paire de chaussettes donnée en lot à chaque coureur, et partais ensuite me mettre sur la ligne de départ. A peine arrivé sur la ligne, zou, la course partait et commençait par un tour sur la belle piste du Relecq-Kerhuon. Je partais un poil plus rapidement que l’an dernier et constatais en même temps que globalement, c’était moins rapide que l’année précédente, les leaders étaient moins tranchants. Le tour de piste effectué, j’avais trouvé mon rythme et filais avec le peloton dans la coulée verte, avant de prendre le petit pont et de basculer vers le chemin à l’Est de Lossulien, un chemin en terre rendu gras avec les récentes pluies et qui monte convenablement. Je parvenais à conserver mon rythme dans cette partie ainsi qu’à relancer arrivé en haut sur le bitume. Direction la venelle du Mendy. Une jeune fille me dépassa dans la venelle et son coach qui l’attendait embraya dans sa foulée pour l’encourager. Je restais derrières les deux, satisfait de la vitesse. Nous continuâmes ainsi pour descendre le long du Leclerc, bifurquer à droite en haut du feu, et revenir à la coulée verte. Il ne restait plus qu’à descendre au bout de cette dernière et à remonter ensuite jusqu’à l’arrivée. Le coach de la jeune fille s’arrêta au début du parcours dans la coulée et encouragea la jeune. Pas encore trop ours, je pris donc la suite pour emmener la demoiselle dans la descente et la remontée de la coulée. Il ne nous restait plus alors que 400m à parcourir sur bitume, en côte, pour terminer. La jeune me redépassa et fila vers l’arrivée (je compris après le pourquoi du soutien du coach, c’était en fait la première cadette). J’arrivais peu après, en 21’40s, satisfait de mon temps. Une minute de moins que l’an passé et il ya encore de la place, il faut que je vise 20’ sur ce trajet intéressant techniquement avec ses nombreuses relances.

 

           Place ensuite au 12km, un nouveau parcours faisant penser à l’ancienne Course du Pont, avec une boucle côté Plougastel et deux passages en aller et retour sur le pont Albert Louppe. Premier constat, il y avait beaucoup de monde, et la veille, plus de 660 coureurs étaient déjà inscrits. Côté Goélopeurs, nous n’étions pas en reste avec 17 coureurs : Agnès, Amandine, Bénédicte, Isabelle, Catherine, Céline, Lénaïg, Arnaud, David, Denis, Gaël, Jean-Pierre, Patrick, Sébastien B.,Sébastien M., Wilfrid, et moi. Bien !

 

           Après avoir troqué de dossard, récupéré une seconde paire de chaussettes, et bu un peu d’eau, je retournais sur la piste pour trottiner et me présenter au départ. Cette fois-ci, je ne pouvais prétendre à servir de lièvre pour Lénaïg avec Pat, compte-tenu de l’effort du 5km. Je me plaçais légèrement en retrait au début du dernier tiers du peloton, avec Jean-Pierre, qui me qualifiait de stakhanoviste de la course à pied avec ma présence sur le 12km après le 5km. Mais non, pas vraiment en fait, mon entrainement est limité à 2 séances par semaine avec les Goélos, et c’est par curiosité et envie de découverte que je faisais le 12km après le 5km dont l’objectif était de travailler la vitesse. Top départ à 10h15, avec encore un tour de piste. Je partais en compagnie de Jean-Pierre avec Léna et Pat en point de mire. Pendant le tour, j’observais qu’encore une fois c’était Laurent Colin tout devant qui emmenait le peloton sur un rythme très élevé, et que Denis lui, avait choisi de prendre le large par rapport à Léna et Pat. Le départ était identique au 5km, traversée de la coulée verte, petit pont de bois, et montée dans le chemin gras à l’Est de Lossulien. Je constatais aussi dans cette montée que la boue dérangeait beaucoup de coureurs qui faisaient les extérieurs plus pour ne pas se salir que pour ne pas subir la boue compacte du milieu. Ils avaient en tout cas beaucoup plus de préciosité que les coureurs du 5km qui s’étaient posés moins de questions. En traçant tout droit, je doublais ainsi pas mal de monde. Jean-Pierre finit par m’emboiter le pas. En haut, la portion en bitume permettait de relancer et de nettoyer un peu les chaussures. J’avais toujours Léna et Pat bien en vue. Nous poursuivions comme pour le 5km dans la venelle du Mendy. Mais au bout, au lieu de tourner à droite, nous tournions à gauche pour aller emprunter le pont Albert Louppe après un passage sous le pont de l’Iroise. Je commençais à ralentir car les jambes ne suivaient pas tout à fait après l’effort du 5km. Jean-Pierre me dépassa et continua.

Une fois arrivé sur le pont Albert Louppe, j’étais fixé sur mon sort, il me fallait vraiment ralentir sous peine d’avoir très mal aux jambes. Et oui déjà testé l’an dernier, l’enchainement 5km puis 12km avec une vingtaine de minutes de pause n’est pas du meilleur effet: stock de glycogène au ras des pâquerettes et mitochondries en grève. Je basculais donc en mode couriste (coureur touriste quoi), regardais le paysage à droite et à gauche, et observais les goélands jouant au-dessus du pont. Après le pont, nous avions le droit à un joli raidillon commençant par du bitume et qui devint vite un chemin de terre irrégulier, gras par endroits, avec des pierres et des racines. Presque du trail quoi.

Arrivé au premier ravitaillement, je fis une grande pause, vidant pas moins de 6 gobelets d’eau, je ne m’étais pas assez bien ré-hydraté après le 5km. En même temps je réfléchissais à quoi faire de mon restant de course, sachant qu’il m’était impossible de faire un temps. Je vis arriver au ravitaillement Isabelle, Amandine, Catherine et Wilfrid. J’eus alors une lumineuse idée, pourquoi pas accompagner Amandine, surtout qu’elle avait le week-end suivant un objectif sur une course avec un groupe de personnes (dont ma Goélopeuse préférée :-) ). Je rattrapais donc Amandine qui avait déjà quitté le ravitaillement pas très loin derrière Isabelle. Nous étions en plein dans la boucle côté Plougastel, sur des chemins comment dire, gras ? Cela s’apparentait par moments à du trail, avec de la boue bien glissante, des marres de flotte inévitables, des pierres, des racines. En chaussures route, je pestais contre ce terrain auquel je ne m’attendais pas, encore plus salissant qu’à Bourg Blanc mais surtout bien plus glissant. Amandine n’était guère plus enthousiaste, et tous deux, nous étions plutôt pressés de revenir sur bitume. Catherine nous avait rejoints puis dépassés pour aller chercher Isabelle. Puis dans une portion technique et typée trail, c’est Wil qui nous dépassait. Après bien deux bornes de terrain technique et gadouilleux, nous étions de retour sur la vraie route, derrière le trio Isa - Catherine - Wil qui avait une bonne cinquantaine de mètres d’avance. Nous avions les ponts en vue légèrement sur la gauche, et alors que je proposais à Amandine de revenir au train sur le trio, c’est Isabelle qui remettait un coup de collier dans un faux-plat descendant, suivie de Catherine. Ce n’était pas prudent d’accélérer à cet endroit pour essayer de rattraper les autres, tant pis, la partie était remise pour éventuellement plus tard.

 

           Nous revenions sur le pont Albert Louppe, avec un vent un peu plus sensible qu’à l’aller. Je proposais à Amandine de l’emmener en m’utilisant pour s’abriter du vent (ce que l’on appelle du drafting), et un peu avant le second ravitaillement, nous étions revenus sur Wil. Ce retour fut temporaire, car dans une zone technique pour venir repasser sous les deux ponts, Wil nous redépassait. La fin de course consistait à reprendre le chemin de l’aller à l’envers, venelle puis chemin de Lossulien, et enfin la coulée verte. A la différence que comme pour le 5km, il fallait descendre tout en bas de la coulée verte avant de remonter jusqu’à l’arrivée. J’ai servi de guide pour Amandine jusqu’à l’arrivée que nous avons franchi en 1h06’ et quelques. Je rencontrais aussi Bertrand, un collègue de travail expert en microcontrôleurs (c’est de l’électronique ou de l’infotronique, comme vous voulez), qui a du se faire quelques belles frayeurs dans les parties glissantes avec ses chaussures à peu d’accroche. D’autres Goélopeurs étaient présents en supporters à l’arrivée, Anne, Stéphanie M., Benj et sa petite Lucile, Pierre-Yves G. et Lucas.

 

           Le parcours fut sympa mais exigeant, je regrette juste les parties trop grasses côté Plougastel, qui ont d’ailleurs dû en dégoûter quelques uns venus pour faire un chrono ou faire de la route uniquement (et puis nous avons tous dégueulassé la belle piste du Relecq avec de la terre de Plougastel, de quoi raviver le bon esprit de clocher entre ces deux communes qui se font face avec l’Elorn en frontière :-) ). Sinon, le passage sur le pont est vraiment bien. Retour à l’Astrolabe pour la collation d’arrivée et débriefer la course avec un bon thé chaud. Les appréciations sur la course étaient variées entre les contents et ceux beaucoup moins à cause des chemins glissants, Céline échouait malheureusement au pied du podium, Arnaud m’expliquait que le dimanche précédent à Bourg-Blanc, ben il bossait, etc… Bon, globalement c’était bien, j’étais satisfait d’avoir aidé Amandine sur le 12km ainsi que de ma performance sur le 5km, encore améliorable je pense. Maintenant, pour moi, place à la prochaine course de l’Armorik trail challenge ! Les challengers de l’Elorn iront eux à Guipavas dans quinze jours.

         

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