Régis en speed cross à Brest - 13 décembre 2015

Course nature du cross de Brest, 13 décembre 2015

Décidé le matin même à y participer, je filais au fort du Questel pour participer à la course nature de 12 km du Cross de Brest, organisé par le Pays de Brest Athlétisme (Iroise Athlétisme). C’était l’occasion de tester mes nouvelles trail Salomon Speedcross 3 acquises la veille qui devront me permettre d’affronter l’Aber-Wrac’h en 2016 et de me changer les idées. J’étais loin d’être le seul à être venu en mode « touriste ». Bon nombre de coureurs s’étaient décidés à venir trotter sur les sentiers brestois sur le tard, ce qui bien sûr est toujours pénible pour les organisateurs sur le moment. Je vis d’abord Denis, puis un ex-Goélo, Reginald. Il y avait la queue pour prendre les dossards chez les non-inscrits et je me demandais même s’il n’y avait pas y avoir rupture de stock. En sortant, je saluais Marie, puis, plus loin Cyrille et Wil. Après un bref aller-retrour au parking du CHRU de la Cavale Blanche pour fixer le dossard, je revenais courir au Questel et vis d’autres maillots jaunes, Agnès et Hervé étaient là aussi. Puis, trois princesses arrivèrent, Claire, Lénaïg et Pauline. Pierrick devait sans doute être aussi présent, chose confirmée lors d’un petit échauffement. Nous étions donc venus en nombre au Cross de Brest montrer le maillot des Goélopeurs, c’était cool, onze si j’ai bien compté, avec une répartition équilibrée filles/garçons. D’autant plus qu’en regardant de plus près les bénévoles présents, il me semblait voir des têtes connues de nos nouveaux voisins au stade du Bouguen, du Pays de Brest Athlétisme. Comme quoi, nous ne sommes pas des boudeurs rancuniers aux Goélopeurs, malgré le fait de se faire rouspéter régulièrement à propos du fameux couloir « un », hein ?!

5 min avant le départ, briefing sous l’arche de la ville de Brest derrière la ligne de départ, et je reconnaissais là très bien l’un des entraineurs du PBA qui nous donnait les consignes, difficilement parfois compte-tenu du manque de discipline dans le troupeau de coureurs, comme toujours. A 10h, top départ. Pour une fois, je ne m’étais pas tapi dans le fond du peloton, j’étais dans le premier quart, et je partais en plus sur un rythme élevé pas loin derrière les cadors en avalant la butte du départ facilement. Etait-ce lié aux chaussures neuves, je ne sais pas, mais comme elles sont flashy et donnent une allure de mec bon, en tout cas pas trop nul, il fallait au moins essayer de faire bonne figure. J’y parvenais assez bien et étais déjà satisfait de deux choses, le maintien du pied, et le système de laçage facile. Passé le centre hippique et une petite côte nous faisant remonter pas loin du fort, quelle n’était pas surprise de me retrouver et de tenir le rythme avec des gars bien meilleurs dans une portion herbeuse typée cross. Je me retrouvais à la lutte avec le papa de la récente vainqueur chez les filles du Grand Menestrail, c’est dire ! OK, nous n’avons pas le même âge, mais il court toujours très vite. Sans faire attention, j’avais emmené Hervé dans mon départ un peu fou qui me doublait avant la descente vers le Buis. Déjà au bord de l’asphyxie, je ne pouvais répondre. Je vis que Denis n’était pas loin derrière et saluais Wil dans une portion où les coureurs pouvaient s’entrevoir. Un truc assez fou est que je parvenais à entrevoir devant encore par moments Pierrick qui était lui sans aucun doute en compagnie des tout premiers. La descente vers le Buis est toujours aussi sportive et glissante. Si les Speedcross sont impeccables en accroche sur herbe, boue, humus et feuilles mortes, je devais faire attention sur les pierres lisses avec car elles avaient tendance à glisser. 

J’arrivais au Buis presque stupéfait, toujours en compagnie de cadors, mais le plat et la relance révélaient le vrai niveau de course des gens. Je commençais à me faire doubler par de nombreux coureurs bien meilleurs, dont la première féminine Solange Roué (quelle fréquence de jambes, mais quelle fréquence, c’est hallucinant !). Bizarrement, tous ces dépassements ne m’entamaient aucunement le moral, c’était le cours normal des choses. Je continuais un peu diminué de mes efforts du début de course. Nous remontions vers le bas du CHRU côté Nord, et c’est Ghislaine Salou, vainqueur du challenge de l’Elorn 2015 (devant notre Céline !) qui me dépassait au train. Je l’encourageais car Solange Roué n’était pas loin devant (en même temps, elles sont du même club des Semelles de Vent de Bohars et se connaissent bien). Nadine étant là pour les photos, j’eus la chance d’être pris en photo avec la championne. J’arrivais plus ou moins à suivre une fois que le chemin se fit plus prononcé, avec la grande montée de la prairie et le petit montrace en bas (attention, faut toujours pas se la coller la chute à gauche du trou, sinon, c’est swim avec les canards !), mais Ghislaine prit la poudre d’escampette une fois que nous revenions sur le sentier plus tranquille de Penfeld, où à nouveau, je me fis dépasser plusieurs fois. Arrivé à Penfeld au niveau des agrès de l’entrée côté rue de Normandie (ou bar le Brigantin), c’est une jolie blonde qui me dépassait, une Cavaleuse, à qui j’indiquais qu’elle était troisième fille. Je me sentis très con dès la minute suivante, car bien sûr, elle était sans doute au courant. Il n’empêche qu’elle me servit de guide avec Hervé que j’avais en visuel un peu plus loin pour effectuer un tour de Penfeld assez calme, presque de récup après une première partie de course rock’n roll. Après avoir croisé de nombreux promeneurs et coureurs du dimanche, je remontais vers le CIN Villeneuve avec un souffle nouveau, recommençant à dépasser des coureurs partis trop vite ou fatigués, et surtout, j’avais en visuel Hervé et la 3ème féminine. Nous devions redescendre vers les sentiers du Questel par le traditionnel raidillon gras après un peu de bitume après le CIN. Je reconnaissais de suite la fille qui nous aiguillait sur le parcours, une championne de saut à la perche du PBA qui est maintenant une de nos voisines au Bouguen. Un sourire, un bonjour, et j’attaquais la descente. Cette dernière fut courte, nous devions faire une petite boucle côté Keroual avant de revenir. La boucle effectuée, ce n’est pas Denis que je croisais mais Lena, en pleine forme. J’encourageais Lena avant d’accélérer un peu ayant trop peur qu'elle me rattrape et me mette minable au Questel. 

Sur le retour, Nadine était encore présente pour les photos, sauf que cette fois, j’étais tellement à bloc que ne pouvais pas faire le singe pour la photo ! Nous avions un dernier petit tour facile à faire sur les hauteurs du Buis avant de revenir au pied du Questel. Bizarrement, ce ne fut pas si difficile cette année, je marchais à quelques endroits mais l’envie permanente de courir m’agitait automatiquement les jambes, et je finissais par arriver sous le fort en 56’, me disant que cette année peut-être, j’allais descendre sous l’heure. Sauf que, une fois arrivé en haut, ce n’était pas fini, il faut faire un 2/3 de tour des douves du fort avant de remonter sur le parcours du cross, le tout en passant dans un mur du fort avec des escaliers ! Aussi, je sortais du fort la minute de trop passée et pris le parcours de cross final pour aller franchir la ligne d’arrivée en 1h02’ environ, comme en 2011 !

J’étais satisfait mais un peu déçu par rapport à ma perf de 2011. Hervé avait tenu le choc et était arrivé en 1h et des allumettes, Pierrick termina 6ème (bien joué !) en 49’, il nous fallait attendre nos autres Goélopeurs et Goélopeuses. Lena arriva peu après, 4ème ou 5ème fille je ne savais pas trop, suivie d’un Denis des lendemains de fête, toujours beau et la grande classe, mais sans la performance. Wil arriva ensuite, suivi de Pauline et Cyrille. Nous attendions ensuite Claire qui était devant Marie avant le fort, mais c’est Marie qui vint en premier dans un sprint énormissime du tonnerre, où elle régla pas moins de quinze concurrents. Oui oui, quinze places gagnées en 200 m grâce à un superbe sprint, ce qui me fit dire qu’elle n’avait sans doute pas tout donné autrement pendant la course, surtout qu’elle arriva en très bonne forme (va falloir bosser la gestion, hein ?). Claire arriva de suite après, Agnès aussi. Nous devions tous de toute façon récupérer notre T-Shirt de course avec notre ticket et profiter de ce dimanche agréable en buvant quelques verres de thé et en rechargeant nos batteries avec du pain d’épices, du chocolat, des abricots secs, et des… dattes ! Avec le T-Shirt, nous avions tous récupéré le Télégramme du jour et le dernier exemplaire de Bretagne Magazine consacré à Brest, cool !

Que dire, que dire, sinon qu’il est important de faire cette course, au moins une fois dans sa vie lorsque l’on est ou que l’on se sent brestois. Nous pouvons dire qu’il s’agit d’un trail malgré les transitions de Penfeld et du Buis, pas évident au début et à la fin, mais tellement bon pour faire travailler le cardio et les relances, avec une partie cross très sympa au début et un bon raidillon à la fin. Et si vous avez du temps, je vous conseille d’assister au moins une fois à la totalité de l’évènement, avec les vraies courses de cross qui ont lieu l’après-midi, ça envoie, chez les gamins comme chez les adultes, et cela montre que Brest (et les communes alentours bien sûr) est bel et bien une ville sportive.

Petit aparté, ce WE, deux Goélopeurs ont fait honneur au club et à la ville de Brest en se classant 6èmes à la Yeti Race des Etoiles du Sport à La Plagne, en terminant juste derrière un couple de triathlètes professionnels (Fred Belhaubre et Charlotte Morel) et devant de nombreux autres sportifs de haut-niveau. Merci Maël et Seb pour cette belle performance qui en appelle d’autres. Donc en gros, un super bon WE Goélo avant que le WE prochain soit vraiment fantastique pour des raisons bien à nous ! 

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