Le défi des marches de Régis...

Lannion, 16 décembre 2012

 

Au lendemain de l'excellent relais de Noël à Plouénan, direction Lannion pour aller participer au premier trail urbain de la ville de Lannion. En station dans le Trégor finistérien pour le week-end, j'avais collé cette course dans mon calendrier depuis un moment, Lannion n'étant pas très loin. Je faisais ainsi une infidélité à la course nature du Cross de Brest (oais, en même temps je ne l’ai faite qu’une fois…) et allais participer pour la première fois à une course en dehors des limites du Finistère. Wouaaahh !!

Le réveil fut un peu difficile après la course et la soirée de la veille, et c'est avec une tête de mal réveillé et des jambes en carton que j'arrivais à Lannion sur les coups de 9h20. J'étais quand même bien content de mon choix, car vu la météo pluvieuse et un sol complètement saturé d'eau jusqu'à en faire dégueuler les champs et fossés sur les routes, la course nature du cross de Brest allait probablement être hardcore et très glissalissante (non, il n’y a pas de faute, j’ai inventé un nouveau mot) aux abords du fort du Questel...

A Lannion, après un temps pourri pendant tout le trajet, la météo était plus clémente sur place, il faisait simplement gris. Un peu de marche pour arriver en dessous de l'église St-Jean-du-Baly (dans le centre historique de Lannion, c'est l'église à tour carrée, enfin, sans sa flèche tombé en 1760...) et j'arrivais sur la place de la mairie, occupée par de nombreux chalets du marché de Noël, avec sur la gauche un podium. Le portique d'arrivée était monté. Après un coup d’œil plus détaillé,  je trouvais sur la gauche le barnum où se trouvaient les tables des inscriptions… Et beaucoup de monde ! Je me mis donc à la suite dans la file des inscriptions du 10 km. L’attente était longue, surtout que normalement tout le monde était au moins préinscrit. Gloups, heureusement qu’il ne faisait pas –5°C. En suggestion d’amélioration pour l’année prochaine, il serait bien de mettre un peu plus de monde aux inscriptions, avec pour preneur d’inscription, une plage de dossards bien définie à gérer (et bien sûr un affichage global des numéros de dossards). Au bout d’une bonne dizaine de minutes, je récupérais mon dossard ainsi qu’un T-Shirt rouge aux couleurs du trail. Au même moment, le départ de la course de 5 km était donné. Des courageux déguisés en pères Noël partaient avec une Joëlette pour emmener une gamine.

Je revenais à la voiture pour finir de m’équiper et commençais mon échauffement en empruntant le début du parcours. Celui-ci descendait dans le creux près de la rivière du Stanco, longeait cette dernière sur une centaine de mètres, avant d’entamer les fameuses marches de Brélévenez. Ouille les jambes, les toxines de la veille n’étaient pas évacuées. J’avais du mal à faire bouger mes deux cannes de bois que les quelques marches empruntées pour l’échauffement n’arrivaient pas à réveiller. Retour vers la place du centre vers 9h50, les premiers du 5 km arrivaient déjà. J’examinais en détail les décorations de Noël et dus me frotter les yeux pour constater que je ne rêvais pas, il y avait bien des boules à facettes sur les guirlandes, qu’il n’y avait pas la veille au Cristal à Plouénan, et aussi les mêmes espèces de boules de Noël creuses réalisées à partir d’entrelacs d’anneaux de couleur rouge, les mêmes que celles fournies avec les plantes des vainqueurs la veille à Plouénan, mais en plus gros. La mode du moment, sans doute.

 

Top départ peu après 10h => Et là, PAF, gros blanc ! Car en effet, c’est ici que j’avais arrêté mon compte-rendu la dernière fois avant que j’en retrouve le début… Aussi, n’ayant pas une mémoire très rémanente, je vous livre ici un mini-CR envoyé à chaud à l’époque aux coachs : 

Un trail urbain accessible, avec un parcours de 2 boucles, chaque boucle démarrant par du dur en descente depuis la place de la mairie pour passer sous l'église St-Jean-du-Baly (quelques pavés à négocier) et descendre dans le creux du Stanco. La boucle se poursuit ensuite par une montée de marches (111), puis par encore une descente (plutôt prononcée) sur du bitume, avant d'entamer la véritable difficulté du parcours, la montée dans le vallon du Stanco, avec du sous-bois et de la prairie tout en faux-plat montant (un parcours typé « cross »). S'ensuivait la redescente, toujours dans le vallon du Stanco avant de remonter vers la place du Marchallach via la rue de la Poterie, pour se diriger vers le couvent des Ursulines où un tour dans le cloître nous était offert. Finalement, la boucle redescendait par la rue Savidan jusqu'au lieu de départ/arrivée place du général Leclerc.

Les conditions grasses dans le vallon du Stanco ont à mon avis rendu le parcours bien plus difficile qu'il ne l'est lorsque le temps est sec. Au final, 104/232, les pas tout-à-fait 10 km (9.35km à ma montre) en 51'07 (j'ai loupé le pastis pour 7 secondes de trop).

 

Ce dont je m’en souviens, c’est que la partie réellement difficile était la partie dans le vallon du Stanco et que les marches n’étaient pénalisantes seulement que dans le second tour, la partie vraiment difficile étant ce qui se trouvait APRES les escaliers, c’est à dire le vallon du Stanco. Mis à part la gestion des inscriptions à revoir le jour de la course, c’était pas mal pour une première et cela avait le mérite de mettre  de l’animation en centre-ville le dimanche. 

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