Le marathon de Paris avec Wil... 6 avril 2014

Mon premier marathon (Paris - 6 avril 2014)

Ça y est ! Le moment tant attendu (et un peu redouté) du départ est arrivé. Dans quelques minutes je vais m'élancer au milieu de cette marée humaine d'environ 50000 personnes, dans le dernier sas, celui des + de 4h30...

C'est le moment de faire une petite rétrospective sur ce qui m'a amené à me trouver ici, ce dimanche matin 06 avril 2014 à Paris sur les Champs-E lysées sous les couleurs des « Brest Goelopeurs ».

 

Mes débuts dans le club

Arrivé 2 ans auparavant dans le club (avril 2012), je n'avais pas beaucoup couru tout au long de ces années et j’accusais un net surpoids qui s'est, heureusement, bien résorbé depuis. Gildas mon collègue de travail de l'époque, m'emmenais courir de temps à autres sur le sentier côtier depuis qui nous avions commencé à travailler ensemble et c'est lui qui m'a fait découvrir le club des « Brest Goelopeurs », sa super ambiance et les bienfaits d'une activité physique régulière dans des conditions optimales de progression.

En effet, entourés de gens formidables, qui ne jugent pas,  qui se mettent au niveau de chacun, on ne peut que progresser (surtout en partant de bas). Je ne remercierai jamais assez Gildas pour m'avoir fait connaître le club.

Leçon à retenir : On progresse très vite dans un club, en étant régulier, et avec au moins 2 à 3 séances par semaine.

Au bout de quelques mois (d'avril à juillet) je trouvais que j'avais beaucoup évolué et j'ai envisagé de participer à ma première course sous les bannières du club : les sentiers du phare en juillet 2012. Un 15 km alors que je n'avais jamais dû dépasser 9 km. C'était bien parti.

Mais de septembre 2012 à février 2013, j'ai dû tout arrêter ou presque à cause d'une périostite. Après cette pause douloureuse, les choses sérieuses ont enfin pu commencer et j'ai pu enchaîner les course (route puis rapidement trail) autour de Brest et en Finistère jusqu'à quelques étapes majeures : Le semi du Mont Saint-Michel en Mai 2013 (en fait un marathon en duo avec Catherine), puis, dans la foulée la préparation et enfin le trail du bout du monde (TBM) 37 km en Juillet 2013 (avec Sabine, Stéphanie, Catherine). A la rentrée : St Pol-Morlaix en Novembre 2013 (avec Anne et Pauline), Moncontour 22 km début décembre 2013 (avec Stéphanie et Anne), le Glazig 25 km février 2014 (avec Sabine, Manu, Anne et Stéphanie) et toujours sur fond de courses et trails locaux pendant les 6 derniers mois de 2013.

 

La décision

Qu'est-ce qui m'a poussé à décider de courir un marathon. Il s'agit un peu du même grain de folie qui m'a fait m'inscrire au TBM alors que je venais de faire le semi du Mont St-Michel.

Au retour de Moncontour, petit point de situation sur la suite à donner et le tempo de l'année sachant qu'on a en ligne de mire, après l'été, le Belle-Ile en Trail (BIET), ça et le fait que je me sentait particulièrement bien.

De plus, au boulot on m'a proposé le marathon de la liberté à Caen en juin pour le 70ème anniversaire du débarquement de Normandie mais ça ne collait pas pour faire Belle-Ile derrière (trop rapproché).

Alors voilà, je me sens en forme, j'ai 42 ans (bonne année cette distance) et j'ai encore envie d'aller au-delà des 37 km du TBM. Paris, c'est plat, j'y ai de la famille et c'est en avril. Toute colle. J'en parle un peu à Benj et Seb et, mi-décembre, je me décide. C'est fait, on ne peut plus reculer.

 

La préparation

12 semaines de préparation, c'est vraiment long et fatiguant. J'ai un peu découvert le plan au dernier moment, mi-janvier, et là je me suis dit que c'était vraiment un cran au-dessus de ma prépa pour le TBM : souvent 4 sorties par semaine et des vrais sorties longues, de 15 à 27 km. Des fractionnés très sérieux (pyramide montante, 3x20 min, 3x3000m pour ne parler que des plus durs).

Le début se passe bien :

Une sortie club du côté de Guilers, organisée par Arnaud et JP, avec Anne et Isabelle, où il faisait très froid (on est janvier quand même).

Saint-Divy : Une course 15 km à Saint Divy, avec JP et Régis, qui m'a permis en passant de gagner 3 min sur mon record du 15 km. Malheureusement, on devait augmenter puis diminuer le rythme durant la course mais on n'a pas vraiment diminué sur la fin, porté par les encouragements de JP qui nous  forçait, Régis et moi à tout donner jusqu'au bout (sachant que Régis venait de faire les 6 km de la course précédente). On avait commencé lentement, permettant à Pierre-Yves et Catherine de prendre le large mais, au milieu, après un parcours très vallonné, je décidais qu'il était temps (et conforme au plan de Seb) d’accélérer, nous obligeant à lâcher Julie et Agnès qui faisaient leur premier 15 km (je m'en suis voulu, désolé les filles). Du  coup on a fini dans la montée, avec une belle allure et tous les 3 ensembles.

Le port de commerce sous la pluie : Une sortie de 15 km, sous la pluie et en pleine tempête, avec JP. Première sortie d'une longue série. Sortie difficile du fait du temps, sur le port de commerce, donc très morne et peu engageante pour faire plus long. Le seul avantage était que c'était très plat.

Les sorties longues avec Jean-Paul : A partir de là, on a entamé les sorties longues avec JP - 18, 21, 23 puis 18, 18 et enfin 29. Le parcours était à peu près le même. Partant du parking du centre commercial (Coat Tan), pour aller vers Plouzané en suivant la ligne de tram. Ensuite, dans la partie Est de Plouzané on vise la piste cyclable, qui « normalement » nous emmène pas loin du vélodrome (départ du TBM!) et nous met sur la route Plouzané – Saint Renan. C'est un coin calme, un peu vallonné mais sans plus. La route passe devant la chapelle du 15ème siècle de Bodonnou et plus loin une menuiserie, qui seront nos deux points de repère, nos constantes sur ces prochaines sorties.

Malheureusement cela ne se passe pas toujours comme prévu, principalement parce que malgré une préparation minutieuse du parcours sur carte, on est rapidement rattrapé par la réalité du terrain. Ainsi, une première fois, je tente un raccourci qui nous amène dans un champ avec de la boue jusqu'au mollet. D'habitude, même pas peur en trail, mais pour un entraînement sur route à allure fixe, cela ne collait pas du tout. Souvent, ces petites erreurs de parcours nous font finir avec 1 ou 2 km de plus que prévu. Pas si grave, si ce n'est que la fin était nécessairement montante.

Un soir de fractionné : La crampe !

Mardi soir, mi-mars, sur la deuxième série de 800 m avec JP, je ressens une violente crampe au mollet. Désarroi, sur le coup, de « louper » la séance d'entraînement. Quelques étirements et un peu d'eau plus tard la douleur est supportable mais le mollet est encore en « béton ». Ensuite tous les encouragements de JP m'ont permis de reprendre les derniers tours, d'abord à vitesse réduite puis progressivement à vitesse normale.

Çà été le moment de faire un bilan car c'était pour moi un vrai signe d'alerte que le surmenage n'est pas loin (en plus je me sens fatigué). J'évoquais ça avec Seb par email et je me rends vite compte de mon erreur : les sorties longues s'allonge et j'ai maintenu une séance « cool »le lundi mais qui s’enchaîne avec le fractionné du mardi. Du coup, en 3 jours, j'avais quasiment atteint la distance du marathon. Il fallait absolument espacer mieux les séances. Seb m'a proposé de faire cette séance « cool » le mercredi pour éliminer les toxines du mardi. C'est ce que je vais garder jusqu'au bout ensuite (sauf lorsqu'il n'y a que 3 séances dans la semaine, à ce moment-là je fais une séance le jeudi ou le vendredi).

Leçon à retenir : Ne pas enchaîner 3 séances, 3 jours de suite, surtout en finissant par un fractionné

 

Par contre, rapidement, les séances du jeudi avec le club me manqueront car à la place je ferais les séances « fondamentales » de 1h-1h30 seuls.

La fatigue

Un mélange de lassitude, de fatigue physique et d'inquiétude s'est installé alors que m'apprêtais à faire un break d'une semaine dans le Jura. En même temps que d'être content de ces vacances, je me suis demandé : cette fatigue accumulée va-t-elle disparaître sur les pistes de ski ? Ne vais-je pas tout gâcher ? Vais-je payer ce temps libre au plus mauvais moment de l'entraînement ?

Les vacances et le retour

Je n'ai pas pu m'empêcher, pendant la semaine de vacances de faire deux séances non prévues, le soir après la journée de ski alors que la nuit tombait. C'était des séances moitié en côtes – moitié en descente (après le demi-tour !), d'à peine une heure et d'environ 9km. Tout cela liée à la configuration de l'unique route à proximité du chalet de mon oncle et ma tante. La première fut difficile et les sensations mauvaises mais la deuxième m'a procuré un certain bien-être. En plus, le couché de soleil était magnifique sur la vallée au détour des méandres de la route et de quelques plaques de neiges éparses. Cela m'a permis de renouer avec la frontale pour finir.

J'ai appréhendé un peu le retour à Brest, et une séance de 1h30 qui m'attendait le lundi matin et le fractionné du mardi 3x3000. En réalité cela s'est très bien passé et j'ai enchaîné la dernière semaine sans problème pour finir par le point d'orgue : la sortie de 29 km.

La sortie des 29 km (27 sur le plan) s'est passée idéalement. Le temps était avec nous et malgré un début de parcours qui m'a fait nous perdre dans les recoins de Plouzané, on a pu faire un beau parcours jusqu'à St Renan et le tour du lac de Ty-Colo avant de revenir en passant par St Fiacre pour arriver, comme d'habitude par Pont Cabioc'h.

Bilan de la prépa

J'ai fait le calcul dans le train pour Paris. La préparation en 12 semaines a représenté en cumulé : 404 km (dont 63 km de fractionné et 187 km en 10 sorties longues) et environ 50h d'entraînement (soit 4h en moyenne par semaine). Cela fait beaucoup présenté comme cela, ou assez peu, si on fait des moyennes par séance (et si on compare à ce que font certains). La vérité est entre les deux, c'est jouable bien sûr, mais fatiguant à la longue et astreignant. Le boulot et la vie de famille sont impactés.

 

La course

La veille du marathon nous nous sommes retrouvés avec François et Julie au Running Expo pour prendre les dossards, faire quelques photos, voir les stands du salon et partager une pasta-party. Cette dernière était très décevante, les portions n'étaient pas au rendez-vous.

Couché vers 22h00 et levé vers 05h30. Vers 07h00 j'attrape un bus qui arrive tout juste et me voici en route pour le métro. C'est amusant, il y a déjà beaucoup de coureurs dans la rame, partagés entre le sommeil, l'envie de rigoler avec les copains ou perdus dans leurs pensées comme pour moi.

Descendu à la station Kleber comme beaucoup de coureurs, direction l'avenue Foch à pied, pour déposer le sac à dos avant de prendre la direction des Champs-Elysées.

Le départ

Je suis arrivé dans le sas de départ des « 04h30 et plus » (le dernier en fait) bien trop tôt. Il est 08h15 alors que je pensais y être pour 08h40. Il est encore peu rempli mais pourtant il y a déjà la queue aux toilettes (qui continuera jusqu'à le que le sas se mettent en mouvement et même au-delà). Je m'assoie sur le trottoir. J'ai l'impression d'être dans une cage. Je regarde les coureurs autour de moi : Un couple de vénézueliens probables V2, une jeune américaine SE, 2 garçons russes plutôt SE ou V1. Plus tard, le sas se remplissant, le soleil arrive, il commence à faire chaud. J'abandonne le poncho officiel (très pratique) et je me mets vers le milieu. Le temps est magnifique, ensoleillé et avec une température idéale. Là arrive un groupe de jeunes israéliennes qui s'installent un peu en bousculant tout le monde. L'ambiance monte avec l'échauffement en musique prodigué par 2 volontaires perchés sur une plateforme (il y en a une par sas). D'ailleurs on a vraiment une bonne vue sur tous les sas. On bouge un peu. On entend le départ officiel des « élites » dont l'éthiopien Bekele qui sera vainqueur et recordman de l'épreuve cette année. Le temps passe lentement. Un jeune garçon et son père (afros tous les deux) font le show sur un balcon d'un immeuble et bougeant les bras. Tout le monde reprend leurs mouvements  – moment de grâce – il fait beau, pas d'angoisse, j'ai hâte que ça commence. Je me pose la question de mettre ma casquette puis je renonce. Sur le sol je détaille une clé à molette incrustée dans le bitume des champs, amusant.

Ce n'est pas le départ mais le sas bouge, je ne m'y attendais pas. Il est 09h30, François est parti depuis au moins 30 min. Slalom dans les déchets sur le sol mais ceux-ci sont surtout entassés au milieu, car régulièrement en avançant on est séparé en 2 groupes. Un par un, on franchit les sas pour se rapprocher de l'Arche. On bouge toujours, il y a quelques coureurs déguisés avec des collants ou des masques (folie!) et une joëlette « RATP » (courageux voire plus).  

On arrive enfin avant l'arche de départ. Je suis sur la gauche. J'en profite pour une pause technique avant que le départ soit donné et de franchir la ligne. J'ai d'ailleurs bu 50 cl de boisson isotonique depuis que j'ai pris le métro.

Je suis prêt... Le top est donné pour le sas rose par le speaker, je franchis l'arche en musique et dans une ambiance électrique. Je déclenche mes 2 montres sur la ligne. C'est parti. Il est 09h55. J'aperçois la Concorde en bas...

 

Les premiers km

En se dirigeant vers la Concorde plusieurs pensées me traversent : Ne pas aller trop vite, ne pas être pris par un brusque ralentissement et observer le meneur d'allure avec sa bannière rose des 4h30 que je m'interdit de dépasser. Je cale mon allure sur 6'30, je m’interdirais de descendre en dessous durant toute la course. Je vois le meneur régler son allure, il est entouré d'une trentaine de personnes. En fait j'en ai aperçu 4 au départ. Les meneurs des 5h étaient au fond du sas avec une bannière noire, de sombre augure. Malgré le fait que j'essaye de me dire que l'important c'est de finir et surtout de « bien »finir (comme PYG et d'autres m'ont conseillé), je ne peux m'empêcher d'avoir la hantise du chrono et de vouloir arriver sous les 5h. J'ai pris 2 bracelets hier que j'ai au poignet gauche (l'un pour un objectif de 4h30 – l'autre pour 5h), je vise de rester entre les deux (entre ça et les 2 montres, plus la ceinture de gel et le camel, ça fait vraiment « too much »).

Le rythme s'installe sans difficulté, je passe le premier orchestre, l'ambiance est super, la Concorde est déjà là avec un petit virage vers la gauche qui nous amène rue de Rivoli. Je passe devant l'hôtel de la Marine, que l'état-major va quitter cette année. Je souris car j’aperçois le balcon et les salons. Il aurait été facile de déployer une banderole pour encourager les marins – occasion manquée – ça à l'air désert.

Rue de Rivoli, beaucoup de spectateurs, et des cafés ouverts (un coureur commande un café pour tout à l'heure en blaguant). Impression de resserrement du peloton des coureurs mais tout reste fluide. Des tas de drapeaux de tous les pays s'agitent, plus ou moins grand et avec des noms de coureurs. Souvent je vois des anglo-saxons avec un tee-shirt « I run for : » suivi d'une étiquette épinglée avec des noms (ou « my dad, my children, etc...). Il y a aussi des tee-shirts d'associations caritatives aussi en anglais pour la plupart.

Rue de Rivoli toujours (il faut dire qu'elle est longue), je m'aperçois que je cours à côté d'une dame (plutôt V2) avec un tee-shirt jaune avec bandes bleus et un nom de ville (Roquefort sur ...?). Je me dis qu'elle a une foulée régulière et que je pourrais rester à côté d'elle.

On passe à côté du Louvre et des statues des « grands hommes » de la période Napoléonienne. J'aperçois le Louvre des antiquaires (souvenir d'une promenade parisienne) et je me rends compte que le conseil d'Etat se trouve sur cette place, ce que j'ignorais. Ce marathon promet d'être touristique ! C'est super, ça occupe l'esprit.

Je tiens le rythme des 6'30 depuis 4 km. On arrive devant l'hôtel de ville. Toujours autant de monde et d'ambiance. Des applaudissements et de la musique. Du soleil un peu voilé. Super temps, pourvu que ça dure.

J'ai vu le meneur des 04h30 s'éloigner progressivement. Je fais le point. Tout est normal, il suit un rythme de 6'00 au kilo pour laisser du temps à son groupe aux ravitos. Je sais que je ne peux pas tenir ce rythme alors où est le problème ? Je reste dans mon tempo des 6'30.

Je suis derrière un couple de jeunes polonais, habillés aux couleurs du pays (tout en blanc avec leur nom en rouge sur le tee-shirt). « Elle » est en jupe très courte qui laisse apercevoir un short également très court en dessous. Bon point de repère pour les éternels homos sapiens « chasseurs-cueilleurs » que nous sommes (comme dirait K.S Robinson dans sa trilogie sur le changement climatique, les 40 signes de la pluie). En fait je vais les perdre de vue plus loin pour ne les revoir que sur la fin.

 

Km 5 – La place de la Bastille - 33 min

On arrive au premier ravito, tant attendu par certains. La place fait faire un long contournement par la gauche. Le ravito est sur la gauche. L'ambiance est incroyable, musique, cris, applaudissements. Je prends une bouteille d'eau et une poignée de raisins secs, sans m'arrêter (ce qui est un peu ridicule). Je bois pendant 2 km mais pas toute la bouteille. Je la jette enfin dans les « poubelles-baskets » déjà pleines. Cela me permet d'économiser l'eau du camelback.

On entame ensuite l'Est parisien. Je suis toujours dans le rythme des 6'30.

Je sais que Julie est normalement au 8ème, comme convenu. Je me décale sur la droite pour l'apercevoir. A ce moment-là, grosse ambiance derrière moi, un fauteuil roulant arrive avec 4 gars de « Manche Oxygène ». Le gars hurle dans un mégaphone pour faire place et fait de l'ambiance avec un klaxon qui fait « pouët-pouët ». Je me dis que c'est vraiment courageux de faire cela avec une personne handicapée. Je reste à leur niveau pendant quelques km puis ils vont ralentir.

En effet, plus loin, une joëlette tirée par les pompiers de Paris, bloque une bonne partie du passage. Je reste à côté d'eux jusqu'au bois de Vincennes. En passant, autour du km 8, j'essaye d'apercevoir Julie (qui était là pour nous encourager François et moi), sans succès. C'est raté, je la verrai peut-être au 20ème.

Ça monte un peu Av. Daumesnil, en arrivant vers le bois de Vincennes, les joëlettes et fauteuils ralentissent. On court depuis 50 min. J'encourage les pompiers avant de les dépasser. Je tiens bien le rythme des 6‘30.

L'Est parisien est bruyant mais cela reste très agréable. On passe du très « bobo » juste après Bastille (les magasins sont chics et tendance écolos – d'ailleurs à cet endroit il n'y a pas d'ambiance), au populaire et coloré avec des tam-tams africains rue de Reuilly et Av. Daumesnil.

 

Km 10 – L'arrivée dans le bois de Vincennes - 1h05

C'est grisant et reposant (en quelque sorte) de se retrouver dans le Bois de Vincennes. On quitte le bruit et les immeubles pour le calme et la verdure.

Le deuxième ravito arrive à l'entrée du bois. De même qu'au premier, j'avale un gel avant avec un peu d'eau du camel. Cette fois je m'arrête un peu pour déguster des quartiers d'orange des morceaux de banane et pour prendre une bouteille. Je ne la finirai pas, comme la première et je me contente de deux gorgées et de me laver les mains avec avant de la jeter car la première m'a fait mal à l'estomac.

En repartant des ravitos, à chaque fois, il faut faire très attention, car il y a des peaux d’orange et de banane écrasés partout sur le sol et ça glisse pas mal.

Depuis la fin de l'Est parisien, on aperçoit le gigantesque monument des singes du zoo de Vincennes. Je tiens un chrono toujours à 6‘30 et un peu au-dessus, parfois 6'40 avec quelques emballements vers les 6'00 qu'il me faut surveiller.

Après le ravito, c'est reparti et quelques petites douleurs se font sentir. Le côté du genou gauche me fait un peu mal (plus tard ce sera l'autre genou, la gêne sur le premier aura disparu).

Le lac Daumesnil sur la droite est superbe sous le soleil, de nombreuses personnes s'y promènent. Des joggeurs passent en sens inverse de nous.

On tourne de nouveau et nous voilà sur une vue magnifique : entre les arbres, tout droit, le donjon du château de Vincennes sous un beau soleil. C'est un bel objectif alors que les 10 km sont passés.

11ème km, 1h15. Voici aussi les premiers coureurs en difficultés : on dirait des robots cassés, avec des gestes saccadés qui tentent de poursuivre en souffrant. Je me dis que c'est fini pour eux.

 

Km 12 – Le château de Vincennes

L'espace se dégage et les arbres disparaissent. L'esplanade du château de Vincennes est immense et époustouflante. J'admire pendant un certain temps le château pendant que je courre. Certains coureurs sont arrêtés pour se faire photographier devant.

Après le château, l'ambiance est retombée, les gens sont concentrés. On est dans un « ventre mou ». La course va être encore longue. J'ai calculé que j'ai fait un ¼ du parcours avant le zoo de Vincennes et que j'arrive au tiers du parcours bientôt. C'est à la fois rassurant parce que « objectivement » ça va mais ça va être encore long.

Longue ligne droite dans le bois qui provoque quelques accélérations non souhaitées. Il faut conserver la maîtrise du chrono et en même temps garder de bonnes sensations tout en étant perdu dans ses pensées car il y a un côté un peu monotone dans ce parc à ce moment-là. Un moment  de flottement s'installe. Les 6‘30 - 6‘40 sont toujours tenus.

 

Km 15 – Au milieu du bois de Vincennes - 1h38

Au 3ème ravito, je m'arrête  pour consommer - désormais traditionnellement - 2 quartiers d'orange et un bout de banane, toujours suivi d'une bouteille d'eau pour les mains et 2-3 gorgées. Évidemment au préalable, j'ai consommé mon 3ème gel avec une gorgée du camel.

Le retour dans l'Est parisien est en vue, ça descend pendant presque 5 km et ça va bien.

Les immeubles sont réapparus très vite, on est dans un quartier résidentiel qui a l'air très sympa, Av. de Gravelle. On passe à côté d’un vélodrome historique, celui de J. Anquetil.

Nous sommes de retour dans le milieu urbain. Je suis clairement plus sur une allure 6'40 que 6'30 et je commence, en plus, à avoir mal à l'épaule gauche, sur le côté, ce qui m'oblige à faire des moulinets du bras gauche.

Les jambes sont un peu lourde et surtout, je sens l'acide lactique monter, cette sensation interne comme si un liquide brûlant me parcourait les jambes. Les douleurs aux genoux sont sourdes mais présentes. J'essaye de ne pas y penser.

J'aperçois Bercy à gauche. Je connaissais déjà de vue mais pas d'ici. C'est impressionnant tout le monde qui doit y travailler. Cela me fait penser à la politique mais brièvement...trop déprimant.

 

Km 20 – Rue de Charenton et Bercy - 2h12

Le 4ème ravito est en vue, en bas de la pente sous une immense arche, derrière laquelle on peut voir une grande échelle de pompier déployée pour encourager les nombreux pompiers qui courent.

J'essaye d'apercevoir Julie sur le côté droit mais c'est de nouveau raté. J'espère qu'elle a vu François, au moins.

Quelques emballements de chrono encore dans la descente et derrière, la montée me calme bien jusqu'au semi.

Au préalable, au 20ème, 4ème ravito désormais ultra-classique : un gel – une gorgée de camel – deux oranges et cette fois un peu plus de banane et de fruits secs.

La montée vers le semi se fait sans problème, les points de passage sont vraiment motivant, peut-être parce qu'on sait qu'on va être scanné pour les temps intermédiaires. Une fillette nous encourage avec une pancarte « ce soir il y a Game of Thrones, en attendant il faut finir ».

La Bastille est en vue et se franchie sans problème au 22ème. Cela fait 2h30 de course, il est environ 12h30. Il y a beaucoup de monde et c'est toujours très joyeux. De ce côté-là, on commence à apercevoir les monuments qui longent la Seine, en particulier Notre-Dame et l’Île Saint-Louis. La ballade touristique continue ! En route vers les 25 km toujours aussi motivé malgré les jambes un peu lourdes et la légère baisse du chrono...

Je croise 2 américaines assez jeunes : l'une a un tee-shirt « She run her 1st marathon for her dad », l'autre « Her very proud friend ». Cela me fait penser à ma fille Elodie, avec qui je courre un peu. Cela m'amuserai qu'elle porte un tel tee-shirt un jour. On a de ces idées....

 

Km 24 – Les quais de la Seine - 2h39

Le 5ème ravito arrive plus vite que prévu. Je l'attendais au 25ème et il a été placé avant de descendre sur les quais de Seine, ce qui est logique mais inattendu et à ce moment de la course on n'aime pas les surprises.

Je m'arrête un peu, toujours après avoir avalé un gel et je songe un instant à utiliser du salé (une barre énergétique cacahuète ou alors les « tucs » que j'ai en réserve). Je remets cela à plus tard. Je sens que c'est maintenant plus difficile et je n'ai pas envie de m'attarder.

La descente sur les quais de Seine est l'occasion de changer d'ambiance. Orchestre plutôt guinguette. Péniches transformées en restau chics avec tables en extérieurs près des coureurs et vue sur l’Île de la cité. Mais, là, plus aucun coureur ne fait le malin. On est dans le dur, le très dur pour certains que je croise. Il y a de temps en temps des gens allongés dans une couverture de survie et entourés de bénévoles de l'organisation. Plusieurs fois, depuis le début, une ambulance a remonté les coureurs avec une sirène assourdissante. On passe Notre-Dame à gauche au 25ème.

Pour ma part, depuis la fin de la descente sur les quais, je vois que je ne tiens plus les 6'40 mais je suis plutôt sur 6'50. Je reste sur ce chrono, je ne souhaite pas accélérer car je me prépare à vivre le mur du 30ème.

 

Km 26 - Le tunnel - 2h58

L'ambiance devient très très bizarre lorsqu'on entre dans le plus grand tunnel souterrain des quais. Il fait tout de suite chaud, la musique est assourdissante et ça résonne. A certains endroits la lumière est remplacée par des lasers de boites de nuit. C'est l'ambiance voulu mais ce n'est pas agréable. On a juste envie que cela cesse rapidement. Je cours au feeling car là je sais que je n'ai plus le GPS. Un copain de boulot m'avait parlé de ce tunnel et je m'attendais à cela. Mais, le vivre est encore différent. La montée après le tunnel paraît énorme, on dirait Kervallon alors que c'est sûrement une petite montée de rien. Je conserve l'allure mais je raccourcie la foulée. Ça se monte bien finalement. Allure plutôt 6'40. Il y en a beaucoup qui marchent. Cela je me l'interdit. Il y aura ensuite deux autres passages assez court sous la route dont celui pour passer sous le pont de la Concorde au km 27 et celui du pont de l’Alma au km 28. A chaque fois c'est une descente qui semble très pentue et une montée qui paraît très difficile. Les impressions sont clairement disproportionnées.

 

Km 29 – La tour Eiffel - 3h17

Instant magique : Le Trocadéro d'un côté et la tour Eiffel du côté gauche qui semble toute proche de l'autre côté de la Seine. Le 6ème ravito est là et j'ai bien l'intention de faire un bonne pause et de sortir mes provisions salées de mon camel...

Depuis le TBM, j'avais découvert le goût incomparable des tucs salés avec le coca au 25ème et trouvé cela incroyablement réconfortant... Souhaitant renouveler avec ce moment gustatif incroyable que j'avais partagé en juillet dernier avec Sabine, Steph et Catherine, j'avais prévu un sachet de tuc (qui datait de l'apéro-club qui avait suivi le TBM et pendant lequel les tucs avaient parus beaucoup moins exceptionnels). Bon, là, il n'y avait pas de coca. Je m'arrête au stand. Je prends 3 bouteilles et j'ouvre le camel pour refaire le plein de la poche avec 2 bouteilles et conserver la 3ème. Je sors les tucs et 4 carrés de chocolats pour plus tard (selon les conseils de Seb). Je n'ai bien sûr pas manqué de consommer gel, banane et orange et je repars en marchant sur 100 m en mangeant mes tucs en mille morceaux. Je m'étouffe à moitié, j'essaye de faire passer avec la bouteille d'eau. Cela fait de la bouillie salée dans la bouche. Ça colle, ce n’est vraiment pas génial. Bof, expérience moyenne mais j'ai quand même tout consommé et eu ainsi ma ration de salé. Je me dis qu'il faudra trouver autre chose pour Belle-Ile.

Je repars en direction du 30ème en petite foulée et me disant : là, les choses sérieuses commence et ça va vraiment être dur, aussi prépares-toi !

 

Km 30 - Le mur...ne vient pas - 3h24

Je passe le Km 30 et je m’attends au pire et à tout moment. J’entends Pink Floyd - « The Wall » à l'orchestre. Je reste prudent. Le chrono est bon, je suis revenu à 6'30. Ce ravito avec une vraie pause et un peu de marche derrière m'a vraiment reboosté. Je me sens bien mieux qu'au 25ème.

On a quitté les quais mais on longe toujours la Seine. On passe sous le pont métallique du métro aérien entre les stations Bir-Hakeim, de l’autre côté de la Seine et Passy, toute proche. Les gens souffrent visiblement. Je suis étonné que cela fonctionne toujours aussi bien pour moi. En même temps je suis dans un état second en quelque sorte – impression de flottement – un peu déconnecté du corps. C'est indescriptible mais ça avance. Restons prudent.

31 passé, on quitte la Seine et on s’engage entre les immeubles de l’avenue de Versailles. Allure 6‘30. En route vers les 32, rue Mirabeau. On arrive dans la longue et étroite rue Molitor. Une américaine est au téléphone et essaye de prononcer « Molitor » avec son accent pour que son correspondant la comprenne et elle renonce et finit par lui expliquer de la rejoindre au 35ème.

Au 32ème je retrouve la polonaise avec sa jupe courte et son copain. Cette fois je les dépasse tout en conservant le rythme. Je suis sur 6'30 depuis 2 km. Incroyable mais restons prudent...

33ème sans problème toujours avec prudence. Bd d’Auteuil, on passe au-dessus du périphérique porte d’Auteuil qui est blindé dans le sens Nord-Sud. J'imagine que ce sont des coureurs qui repartent. Il doit rester un peu plus d'une heure de course et les premiers sont arrivés et repartis depuis longtemps. A partir du 33ème, on longe Rolland Garros toujours dans le Bld d’Auteuil.

Virage en épingle à cheveu, au 34ème. Le bois de Boulogne est déjà sur la gauche et on le longe. Un coureur anglais discute avec un résident anglais à vélo, suivi d'une petite fille avec son petit vélo. On longe toujours Rolland-Garros et ses courts de tennis (souvenir d'un club de rugby pour moi – j'avais détesté), dans le sens Ouest - Est cette fois. 3h51 de course. Les écarts d’allure sont importants. Manque de maîtrise. Il est 13h40 environ.

 

Km 35 – Porte d’Auteuil - Le Bois de Boulogne s'annonce - 3h58.

C'est le 6ème et avant dernier ravito sur cette Av. des Fortifications. Je mange mon carré de chocolat avant d'y arriver. Le reste est classique – gel – orange – banane – eau. Je vois un panneau marqué « Km 35 – félicitation vous avez passé le mur des 30 ». Il était où le mur ? Du coup, je deviens moins prudent, j'accélère un peu à 6'20 voire en dessous car subitement, j'ai envie d'arriver et de faire un bon temps genre 4h40. Ce sera une erreur, ce n'était en fait déjà plus possible et en plus, imprudent, j'ai failli le payer au 38ème.

Leçon : Quoi qui se passe même si on est bien – ne pas accélérer et tenir son rythme

On aborde le bois de Boulogne, ça monte et il y a e nombreux tournants qui désoriente et nous obligent à slalomer. A ce moment-là il y en a qui n'en peuvent plus et des tas de coureurs changent de trajectoires. C'est dur à négocier et ça consomme de l'énergie. J'aborde pourtant cette partie du bois « euphorique ». Je croise un PAC-MAC (sans doute V2 ou V3). Je le salue, lui dit que je suis de Brest et lui montre mon tee-shirt des Goelopeurs. Mais il souffre trop et je poursuis. La rencontre a duré quelques secondes, j'aimerai bien lui reparler une prochaine fois à Plouzané.

Tout à coup, vers le 38ème, à 4h17 de course, je ne me sens pas bien. Je tiens bien l'allure mais je commence à trembler et à m'affaiblir d'un coup. Heureusement, le mental est là car l'arrivée est proche. Je décide de prendre en avance mon dernier gel. Cette partie-là, l'allée de la reine Marguerite puis celle de Longchamp, est désormais longue et en ligne droite légèrement descendante vers le 40ème. A ce moment-là, un couple de passants traverse. Lui se retiens mais elle croie pouvoir passer et on se bouscule légèrement. Elle s'excuse voyant qu'elle est en tort. Je lui dis rageusement « merci ». Je suis déjà plus loin. Je perds mes deux bracelets de temps, pas grave.

J'arrive au 40ème fatigué, nerveux et en même temps soulagé d'être si proche de la fin.

 

Les 2 derniers km - 4h30

Au 40ème, c'est le dernier ravito. Autant dire qu'il y en a qui se croient arrivés et qui, curieusement, s'arrêtent. C'est bizarre de voir autant de personnes décidés à marcher en pleine course. Je me dis que c'est vraiment le côté surréaliste du marathon. Je prends juste un bout de banane et l'eau du camel. J'ai encore mes barres énergétiques que je n'aurais finalement pas consommées du tout. Je poursuis, j'ai envie de finir vite.

Encore une série de tournants. Un stand qui distribue des bonbons Haribo (je ne m'arrête pas). La porte Dauphine est en approche, il y a une foule immense.

Je sais que là, je dois savourer pleinement car l'arrivée n'est plus qu'à 200 m. Tout est fait, il reste plus qu'à se laisser porter jusqu'à l'arrivée et profiter...

L'arche se profile. Une photographe me dit « allez Wilfrid, lève les bras ». Du coup j'approche de l'arrivée en levant les bras. C'est fou comme on ne se pose plus de questions. C'est magnifique, l'arche est proche, l'arc de Triomphe est derrière, bien visible. J'entends le speaker qui annonce qu'on est dans les 4h45...

Je franchis l'arche. L'émotion est forte. Je l'ai fait, je suis super content. J'arrête le chrono. 4H46 ! C'est juste GE-NIAL. Je tire la langue. Il ne reste plus qu'à m'étirer puis à récupérer mon sac et retrouver mes parents qui m'attendent.

 

Bilan

J'ai eu de bonnes sensations d'un bout à l'autre de la course et cela me donne envie de recommencer bien sûr mais pas nécessairement de beaucoup progresser dans le chrono car j'étais tellement bien que j'estime vraiment inutile de souffrir pour ça. Je croie finalement que, dans ma tête, j'étais prêt également cette année, même si par moment j'ai pu douter.

L'essentiel a été cet entraînement quasi-nominal grâce à Seb et JP.

 

Un point sur le matos :

  • Les gels : Je suis désormais sûr que cela m'a aidé à être régulier. Pour autant, c'est le genre de chose que je vais essayer désormais de limiter sur les distances inférieures au semi.
  • J'avais un camel qui m'a servi modérément. Je pense que j'aurais pu m'en passer mais ça offrait une vraie sécurité. La petite bouteille à porter sur quelques kilos, c'est un peu galère – bref, je ne sais pas ;
  • J'avais une ceinture de gel qui ne m'a pas gêné du tout, alors que je ne l'appréciais pas en entraînement – à reprendre ;
  • Je ne me suis pas servi des barres énergétiques, que des gels, du salé, du chocolat et, bien sûr, des fruits au ravitaillements – donc avoir du salé et chocolat ;
  • Je trouvais inutile de porter des manchons de contention aux mollets pendant la course mais ça peut servir pour la récup après. Le lendemain je n'avais pas mal aux mollets alors que je l'ai mis juste pour l'après course et le soir ;
  • La casquette, aurais sûrement été utile s'il avait fait un peu plus chaud ;
  • Les chaussures : c'était le top – pieds intacts à l'arrivée.

 

L'entraînement : Il a été fondamental, j'en suis convaincu. Comme le dit Murakami dans son livre « autoportrait d'un coureur de fond » si le marathon est un échec c'est simplement parce qu’on n’a pas assez couru avant. Il dit aussi « sert toi de ton imagination » quand il parle de visualiser ce qui va se produire. Cela m'a servi dans les jours qui précèdent pour m'imaginer au départ et dans la course. 

S'entraîner seul ou à deux ? Dans mon cas, je me suis entraîné avec JP qui est un super lièvre ultra-rapide et endurant. Les sorties étaient profitables. Certains disent dans les magazines qu’il faut s'entraîner seul pour renforcer le mental. Peut-être...pas pour moi.

 

Des remerciements pour finir... à ceux qui m'ont soutenu

Merci à tous les membres du club pour leur soutien jusqu'au bout dans cette aventure d'une vie et en particulier :

A Seb pour son super plan et tous les recalages qu'il a dû faire en fonction des événements que je lui  indiquais et qui contrariait le plan théorique : Le Glazig dans les premières semaines et une semaine de vacances au pic de l'entraînement et où il faut relancer derrière. Merci pour les précieux conseils jusqu'au bout (alors qu'il vient d'être papa pour la deuxième fois).

A Jean-Paul pour m'avoir accompagné et aider à tenir le rythme de (presque) toutes les sorties longues et les fractionnés. Sans son aide je n'aurai pas été aussi performant et régulier à chaque entraînement. J'ai vraiment eu le sentiment de progresser pendant ces sorties. En effet, j'ai pu presque toujours passer en dessous des mini lors des fractionnés. Lors des sorties longues on a fréquemment terminé par 2 km de côtes entre Pont Cabioc'h et Coat Tan, sans difficulté (du « bonus » comme dit Jean-Paul).

A Benj, qui m'a accompagné durant quelques fractionnés et prodigués de précieux conseil d'un ancien « premier » marathonien et que j'avais vu souffrir à l'arrivée du marathon du Mont Saint-Michel.

A PYG, Arnaud, François (et bravo pour ton super temps) et PYLG qui m'ont aussi prodigué de précieux conseils de marathoniens expérimentés.

A Catherine, Julie, Pat et Steph, Agnès, Anne, Annie, Denis et tous les autres pour leurs encouragements et leurs mots de réconfort.

Et bien sûr à toute ma famille pour avoir subi mes absences pour entraînements ou course...ou pour être à l'arrivée.

Merci à vous tous !

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