La balad' de Régis - 26 avril 2015

La Balad’Iroise, Brélès, le dimanche 26 avril 2015
 
 
Un jour bizarre. 7h, il fallait se lever tôt pour aller jusqu’à Brélès à la Balad’Iroise dont les deux courses de 13 km et 31 km étaient programmées à 8h30. Oui mais voilà, il pleuvait à verse dehors et j’avais déjà un mal fou à m’extiper du lit en entendant la pluie battante. Je répondais même à un SMS d’Arnaud pour lui dire que je n’étais pas motivé. Je me levais tout de même et après quelques tergiversations, je m’équipais et prenais avec un peu retard la route en direction du Pays d’Iroise. Devinez quoi, au fur et à mesure du trajet, la pluie se faisait plus rare, et arrivé à Brélès, il ne pleuvait plus et le soleil pointait même le bout de son nez. J’étais sur place un quart d’heure avant le départ, il ne fallait pas trainer. Je saluais d’abord Pierre-Yves LG qui finissait sa préparation puis fila à la salle Lez Kelenn à côté de la mairie. Je croisais aussi Wil et Seb avant d’aller m’inscrire. Pas de classement et pas de dossard, heureusement, car mettre ce dernier m’aurait couté le départ. A la place, un bracelet, bleu pour les 13 km et vert pour les 31 km. J’avais juste le temps de faire un rapide aller-retour à la voiture, et à peine revenu, je retrouvais Pierre-Yves, Seb et Wil sous la banderole du départ. 
 
Pas le temps de parler, le compte à rebours avait commencé, puis pan, top départ ! En tête de gondole au départ, je partais sur un bon rythme avec les premiers pour un petit passage dans l’enclos de l’église et descendre vers l’Aber Ildut sur des chemins. Il n’y avait pas de ténors sur cette course et les plus rapides étaient en mode cool, ce qui fait que sans doute pour la première fois, je me retrouvais en quatrième position, puis le gars devant moi ayant loupé la bifurcation entre le 13 km et le 31 km au bout de 500 m, je me retrouvais en troisième position. Même si il n’y avait pas de chronométrage et classement, que les vrais rapides étaient en mode tranquille, j’étais plutôt satisfait. Devant moi, la deuxième était une fille du Quimper triathlon que j’essayais de suivre  tant bien que mal sur le sentier en terre monotrace longeant l’Aber. La plaisanterie ne dura pas car après 1.5 km, je devais ralentir, d’une part j’étais parti bien trop vite et commençais à m’asphyxier, et d’autre part, mon horloge biologique me signalait que toutes les dispositions n’avaient pas été prises avant course, c’est à dire que René la Taupe m’informait qu’il n’était plus très loin du dernier virage. Non, rester courir le plus vite possible pour finir la crotte au cul n’était vraiment pas concevable. Dans ce cas, on ralentit, René LT attendra …
 
Nous quittions le sentier longeant l’Aber pour remonter dans la campagne brésilienne, heu pardon, brélèsienne via des chemins plus larges et de terrain facile, mais qui montaient la plupart du temps.  Il s’agissait en fait du GR34F. Le début qui longeait un affluent de l’Aber Ildut fut assez sympa avec une nature riche. Il ne pleuvait toujours pas et le soleil faisait quelques apparitions. La suite était moins intéressante car nous étions revenus vers un paysage plus traditionnel. Je continuais tranquillement sur les chemins, saluant au passage les bénévoles qui géraient la circulation. Après quelques kilomètres, nous devions en être vers 5 ou 6 km peut-être, nous entrions dans une propriété privée. « Tiens donc » me disais-je, « C’est qu’il doit y avoir un truc». En effet, 100 m plus loin sur la gauche se tenait debout un château, une construction massive avec un mur muni d’un parapet, et des vitraux à certaines fenêtres des batiments carrés qui encadraient la facade. Nous étions rendus au château de Kergroadezwww.kergroadez.fr ). C’était aussi le lieu du ravitaillement. Je pris deux verres d’eau puis attendis Wil qui arrivait. Nous repartions ensemble pour la suite du parcours. 
 
Nous quittions à peine le parc de Kergroadez quand nous arrivions devant un autre château, mais il était moins joli celui-là puisque c’était un château d’eau. Le retour était amorcé, via des chemins et des routes de campagne communales. Pas grand chose à dire sur le retour, sinon que la météo resta agréable (par moments nous recevions de très fines goutelettes mais jamais de pluie) que nous vîmes un camion de ramassage du lait près d’une ferme, et que nous avions gardé un rythme intéressant. Nous terminions le parcours ensemble en 1h08, c’est pas mal. 
 
A l’arrivée, nous rendions notre bracelet pour avoir une collation en échange. Puis, avec un ticket reçu à l’inscription que suis parti rechercher à la voiture, je récupérais un peu plus tard le cadeau. C’était par tirage au sort de type à tous les coups l’on gagne. Tirant un billet orange, je récupérais une gourde aux couleurs de la Balad’Iroise, toujours utile pour des futurs trails ou le vélo. Wil eut le même lot. En autre surprise, c’est Pierre-Yves G. qui était venu nous voir à l’arrivée, pour faire un article. Nous lui livrions nos impressions avec Wil. Le balisage était parfait avec notamment les petites flèches de couleur. Et surtout, plus qu’une course à pied, la Balad’Iroise proposait toutes une  série de randonnées différentes et une animation sur la journée, avec de nombreux stands et ateliers. L’idéal pour les familles. Si j’avais été randonner à la place de courir, je me serais bien laissé tenté par le parcours découverte sur les carrières. Le granit de l’Aber Ildut est présent dans le socle de l’obélisque de la Concorde, rien que ça. Je n’attendais pas nos guerriers du 31 km et rentrais sur Brest, pour retrouver… La pluie ! J’avais aussi prévu d’aller à la corrida de Landerneau dans l’après-midi, mais les choses ne se sont pas passées comme prévu, la faute sans doute à une dette de sommeil…
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